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	<title>Epistolaire.org</title>
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	<description>Association Interdisciplinaire de Recherches sur l&#039;Epistolaire</description>
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		<title>Correspondance d’Alfred Binet  Volume II &#8211; L’émergence de la psychologie scientifique (1884-1911)</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 13:37:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>editeur1</dc:creator>
				<category><![CDATA[editions]]></category>

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		<description><![CDATA[Correspondance d’Alfred Binet Volume IIL’émergence de la psychologie scientifique (1884-1911)Alexandre Klein, (éd.), PUN, 2011 &#160; Le psychologue Alfred Binet (1857-1911), célèbre inventeur de l’échelle métrique de l’intelligence, fut surtout un acteur central de l’émergence de la psychologie scientifique en France au &#8230; <a href="http://www.epistolaire.org/editions/correspondance-dalfred-binet-volume-ii/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Correspondance d’Alfred Binet </em></strong><strong><em>Volume II<br /></em></strong><strong><em>L’émergence de la psychologie scientifique (1884-1911)<br /></em></strong>Alexandre Klein, (éd.), PUN, 2011</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-1270" style="margin-right: 10px;" title="binet" src="http://www.epistolaire.org/wp-content/uploads/2012/01/binet-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" />Le psychologue Alfred Binet (1857-1911), célèbre inventeur de l’échelle métrique de l’intelligence, fut surtout un acteur central de l’émergence de la psychologie scientifique en France au croisement des XIX<sup>e</sup> et XX<sup>e</sup> siècles, notamment grâce à sa revue <em>L’Année psychologique</em>. Cent ans après son<a name="_GoBack"></a> décès, il convenait de rendre hommage à son travail et à son œuvre, en dévoilant la face encore peu connue de ce personnage atypique.<br />L’ambition de Binet était avant tout d’offrir à la psychologie ses lettres de noblesses scientifiques. Ardent militant du recours à la méthode expérimentale et défenseur d’une science psychologique autonome de la philosophie comme de la médecine, il lutta toute sa vie pour atteindre son but. Afin de spécifier le travail psychologique, il dialogua avec de nombreux savants de divers horizons disciplinaires, inscrivant ainsi son œuvre au cœur d’un vaste réseau scientifique international.<br />Ce sont ces échanges que présente le second volume de la <em>Correspondance d’Alfred Binet</em> en mettant à jour plus de 180 lettres, majoritairement inédites, échangées entre le psychologue français et 48 correspondants de 9 pays. Tout en offrant un regard nouveau sur la vie et les recherches d’Alfred Binet, cette édition nous permet de comprendre à nouveau frais cette période charnière de l’histoire de la psychologie que fut l’émergence de la psychologie scientifique. Le lecteur se trouve ainsi plongé dans l’effervescence du monde scientifique et intellectuel de cette Belle époque tout en y croisant certains de ses plus grands personnages : William James, Jean-Martin Charcot, Edmond de Goncourt, Alexandre Dumas fils, Hippolyte Taine,  Théodule Ribot, Henri Bergson, Edmond Goblot, Emile Borel, Gaston Paris, Paul Langevin, Louis Havet, François de Curel, Emil Kraepelin, Henri Piéron, Théodore Flournoy, Ferdinand Buisson, Edouard Claparède, Ovide Decroly, et bien d’autres.</p>
<p>Vous trouverez des informations complémentaires à l’adresse suivante : <a href="http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100152160" target="_blank">http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100152160</a></p>
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		<title>LETTRES DE TURQUIE &#8211; EDITION ETABLIE SOUS LA DIRECTION DE GABOR TUSKES</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 08:06:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>editeur1</dc:creator>
				<category><![CDATA[editions]]></category>

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		<description><![CDATA[LETTRES DE TURQUIE EDITION ETABLIE SOUS LA DIRECTION DE GABOR TUSKES AVANT-PROPOS D&#8217;ANTAL SZERB  Préface de J.Béranger. Traduites du hongrois et annotées par K.Kalo et T.Fouilleul. Avec des notes hist de F.Toth. Éd. revue par Michel MartyLes Lettres de Turquie de Kelemen &#8230; <a href="http://www.epistolaire.org/editions/lettres-de-turquie-edition-etablie-sous-la-direction-de-gabor-tuskes/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>LETTRES DE TURQUIE <br />EDITION ETABLIE SOUS LA DIRECTION DE GABOR TUSKES <br />AVANT-PROPOS D&#8217;ANTAL SZERB </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-1260" style="margin-bottom: 5px; margin-right: 10px;" title="lettre-de-turquie" src="http://www.epistolaire.org/wp-content/uploads/2012/01/lettre-de-turquie.jpg" alt="" width="197" height="308" />Préface de J.Béranger. Traduites du hongrois et annotées par K.Kalo et T.Fouilleul. Avec des notes hist de F.Toth. Éd. revue par Michel Marty<br />Les <em>Lettres de Turquie</em> de Kelemen Mikes, sont publiées pour la première fois en 1794, plus de trente ans après la mort de leur auteur. La langue utilisée est le hongrois avec de fréquents emprunts au dialecte transylvain. Cette œuvre marque une étape importante dans la littérature hongroise et dans les liens qui l&#8217;unissent au patrimoine européen. Rédigées par le chambellan d u prince François II Rakoczy, ces lettres s&#8217;adressent à une interlocutrice imaginaire, sur un ton alternativement grave et léger. Faits de la vie quotidienne, anecdotes tirées de lectures, remarques sur la vie des émigrés hongrois en Turquie, descriptionsde l&#8217;Empire ottoman, bavardage affectueux alimentent une correspondance couvrant quarante années de la vie de Mikes. Ces lettres expriment un exil à la fois douloureux et résigné, celui des compagnons du prince François II Rákóczi. Après avoir séjourné enFrance, confiants dans son soutien à leur lutte contre les Habsbourg, ils doivent se réfugier sur le territoire de la Sublime Porte. Cette œuvre témoigne d&#8217;une attente, celle d&#8217;un retour, toujours différé vers une patrie qui ne cesse de s&#8217;éloigner. L&#8217;espér ance déçue débouche sur un retrait progressif du monde. Dès lors la littérature devient un espace nécessaire, un refuge où peuvent se déployer les artifices de l&#8217;écriture et les chatoiements de l&#8217;imagination. Ils sont alimentés par la lecture et le dialogue avec des œuvres épistolaires et historiques le plus souvent en français, la marquise de Sévigné y côtoie Marie-Angélique de Go mez ou l&#8217;abbé Chomel. Cet apport confirme les relations étroites et chaleureuses entre les cultures françaises et hongroises, elles se tissent sous les yeux du lecteur, dans un univers dominé par la bienveillance de Kelemen Mikes, exilé curieux et mélancolique. </p>
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		<item>
		<title>L’ÉPISTOLAIRE AU FEMININ : CORRESPONDANCES DE FEMMES (XVIIIE – XXE SIECLE)</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Dec 2011 08:59:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[collectifs]]></category>

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		<description><![CDATA[Brigitte Diaz et Jürgen Siess L&#8217;ÉPISTOLAIRE AU FEMININ : CORRESPONDANCES DE FEMMES (XVIIIE – XXE SIECLE) Revisiter les correspondances de femmes, du XVIIIe siècle à nos jours, tel était l&#8217;objet du colloque de Cerisy-la-Salle : « L&#8217;Épistolaire au féminin : &#8230; <a href="http://www.epistolaire.org/collectifs/l-epistolaire-au-feminin-correspondances-de-femmes-xviiie-%e2%80%93-xxe-siecle/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table style="width: 85%;" border="0" cellpadding="10" align="center" bgcolor="white">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="top" width="256"><img src="http://www.epistolaire.org/wp-content/uploads/2011/12/epistolaire_feminin2.jpg" alt="L'épistolaire au féminin (Brigitte Diaz et Jürgen Siess" border="0" /></p>
<p align="center"><span style="font-size: x-small;">Brigitte Diaz et Jürgen Siess</span></p>
</td>
<td style="vertical-align: top;" valign="top" height="467">
<p><strong>L&#8217;ÉPISTOLAIRE AU FEMININ : CORRESPONDANCES DE FEMMES (XVIIIE – XXE SIECLE)</strong></p>
<p align="justify">Revisiter les correspondances de femmes, du XVIIIe siècle à nos jours, tel était l&#8217;objet du colloque de Cerisy-la-Salle : « L&#8217;Épistolaire au féminin : correspondances de femmes (XVIIIe – XXe siècle) ». Laissant de côté une critique consensuelle qui, de La Bruyère à Sainte-Beuve, s&#8217;est accordée à féminiser le genre épistolaire, c&#8217;est aux femmes et à la réalité de leurs pratiques que les études ici rassemblées se sont attachées pour saisir les liens, tant réels qu&#8217;imaginaires, qui se sont tissés entre la lettre et le féminin. De Mme du Deffand à Marguerite Yourcenar, en passant par Mme de Graffigny, Mme Riccoboni, Mme de Charrière, George Sand, Marie d&#8217;Agoult, jusqu&#8217;aux épistolières d&#8217;aujourd&#8217;hui, les femmes ont fait volontiers de leur correspondance le lieu où construire leur identité dans le dépassement des modèles imposées. Elles y ont aussi cherché les voies de passage entre l&#8217;écriture « ordinaire » de la lettre et le statut littéraire auquel elle aspire confusément, car dans la lettre, l&#8217;invention de soi passe par l&#8217;invention d&#8217;un style.</p>
<p align="right"><strong>Brigitte Diaz</strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2" align="left" valign="top" width="696" height="460">
<div>
<p style="text-align: center;" align="center"><strong><span style="text-transform: uppercase;">Table des matières</span></strong></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><strong>Brigitte <span style="text-transform: uppercase;">Diaz</span> </strong>: <em>Avant-propos</em></li>
</ul>
<p><strong>Images de soi et regard de l&#8217;autre dans la lettre</strong></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><strong>Jürgen <span style="text-transform: uppercase;">Siess</span> </strong>: <em>La place de l&#8217;autre et l&#8217;image de soi dans les lettres de  Marie-Jeanne Riccoboni</em></li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Marianne <span style="text-transform: uppercase;">Charrier-Vozel</span> </strong>: <em>L&#8217;autoportrait de l&#8217;épistolière au <span style="text-transform: uppercase;">xviii</span><sup>e </sup>siècle : entre réalité et fiction </em></li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Suzan </strong><span style="text-transform: uppercase;"><strong>Van Dijk</strong></span> : <em>Les topoï </em><em>« </em><em>féminins » dans des fictions épistolaires Et des correspondances véritables</em></li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Geneviève <span style="text-transform: uppercase;">Haroche-Bouzinac</span> </strong>: <em>Entre correspondance et autobiographie – Elisabeth Vigée – Le Brun</em></li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Cécile <span style="text-transform: uppercase;">Dauphin</span>, Danièle </strong><span style="text-transform: uppercase;"><strong>Poublan</strong></span> : <em>Les stéréotypes de l&#8217;épistolière à l&#8217;épreuve des gravures (France <span style="text-transform: uppercase;">xix</span><sup>e</sup> siècle) </em></li>
</ul>
<p style="margin-right: 16.6pt; text-align: justify;"><strong>La lettre, entre épanchement et exercice de la pensée</strong></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><strong>Marc <span style="text-transform: uppercase;">Buffat</span> </strong>: <em>Mademoiselle de Rousset correspondante du marquis </em></span><span style="font-size: x-small;"><em>de Sade</em></li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Brigitte <span style="text-transform: uppercase;">Diaz</span> </strong>: <em>La correspondance de George Sand avec Marie d&#8217;Agoult </em>: </span><span style="font-size: x-small;"><em>« Un labyrinthe d&#8217;équivoques »</em> </li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Roxana </strong><span style="text-transform: uppercase;"><strong>Verona</strong></span> : <em>Anna de Noailles et Marcel Proust, une amitié par </em></span><span style="font-size: x-small;"><em>lettres</em></li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Françoise </strong><span style="text-transform: uppercase;"><strong>Bonali-Fiquet</strong></span> : <em>La romancière et sa traductrice. La </em><em>Correspondance de Marguerite Yourcenar avec Lidia Storoni-Mazzolini</em></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">La médiation épistolaire - lettres et littérature</strong></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><strong>Anna </strong><span style="text-transform: uppercase;"><strong>Jaubert</strong></span> : <em>De l&#8217;écriture de soi à la littérarisation, l&#8217;enjeu du style</em></li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Odile </strong><span style="text-transform: uppercase;"><strong>Richard-Pauchet</strong></span> : <em>L&#8217;hommage de Mademoiselle de La Tour à </em><em>Rousseau ou la « nouvelle Julie</em> » </li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Benedetta <span style="text-transform: uppercase;">Craveri</span> </strong>: <em>Madame du Deffand et Madame de Sévigné : les </em><em>enjeux d&#8217;un modèle</em> </li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Bruno </strong><span style="text-transform: uppercase;"><strong>Blanckeman</strong></span> : <em>L&#8217;enseigne et le laboratoire (Marguerite </em><em>Yourcenar épistolière)</em></li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Claude </strong><span style="text-transform: uppercase;"><strong>Coste</strong></span> : <em>Mireille Sorgue : Des Lettres à l&#8217;Amant</em></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Correspondances de femmes aujourd&#8217;hui</strong></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><strong>Dina <span style="text-transform: uppercase;">Haruvi</span> </strong>: <em>De l&#8217;identité nomade à la « pensée nomade » : </em><em>Correspondances de Québecoises</em></li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Françoise <span style="text-transform: uppercase;">Simonet-Tenant</span> </strong>: <em>Enquête sur la pratique des lettres </em><em>personnelles</em> </li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Index des matières</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bibliographie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Notes sur les auteurs</strong></p>
</div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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		</item>
		<item>
		<title>Revue n°37 &#8211; 2011</title>
		<link>http://www.epistolaire.org/revues/revue-n37-2011/</link>
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		<pubDate>Fri, 09 Dec 2011 19:13:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[dernier numéro paru]]></category>
		<category><![CDATA[revues]]></category>

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		<description><![CDATA[<span class="table_revues_desc_title">Dossier :</span>
<span class="table_revues_desc">Artistes en correspondances</span>
<br/>
<br/> <a href="http://www.epistolaire.org/revues/revue-n37-2011/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Dossier : Artistes en correspondances</strong></h3>
<h3><strong>Artistes en correspondances</strong></h3>
<ul>
<li>Introduction &laquo;&nbsp;Écrire en artiste&nbsp;&raquo;</li>
<li>&laquo;&nbsp;Pratiques artistiques et mise scène de l&#8217;intimité dans les <em>Lettres à Bettine</em> de Vivant Denon&nbsp;&raquo;.</li>
<li>&laquo;&nbsp;Problème de censure et rigueur de transcription dans les correspondances italiennes de Girodet et de Félicie Fauveau&nbsp;&raquo;</li>
<li>&laquo;&nbsp;Philippe Burty et ce qu&#8217;il ne fallait pas lire de la correspondance d&#8217;Eugène Delacroix&nbsp;&raquo;</li>
<li>&laquo;&nbsp;Le goût pour l&#8217; architecture gothique à travers la correspondance d&#8217;Hubert Rohault de Fleury en Italie(1805)&nbsp;&raquo;</li>
<li>&laquo;&nbsp;Voir et être vu : les lettres de John Constable à C.R. Leslie (1826 &#8211; 1837)&nbsp;&raquo;</li>
<li>&laquo;&nbsp;Ognuno ha i suoi segreti  . Les coulisses de la célébrité à travers la correspondance de Niccolò Paganini&nbsp;&raquo;</li>
<li>&laquo;&nbsp;Rodin dans ses écrits, <em>mes moyens naturels sont la terre et le crayon</em>&laquo;&nbsp;</li>
<li>&laquo;&nbsp;L&#8217;œuf et le rocher ou Newton et Tycho-Brahé&nbsp;&raquo;, correspondance d&#8217; Alain et d&#8217; Henry de Waroquier, 1937-1938&nbsp;&raquo;</li>
<li>&laquo;&nbsp;La lettre à l&#8217;œuvre. La correpondance de jeunesse d&#8217;Eugène Fromentin&nbsp;&raquo;</li>
<li>&laquo;&nbsp;Federico de Madrazo et ses correspondants français : stratégie d&#8217;insertion et échanges de bon procédés&nbsp;&raquo;</li>
<li>&laquo;&nbsp;Henri-Edmond Cross et Maurice Denis : parcours croisé d&#8217; un néo-impressioniste et d&#8217;un symboliste&nbsp;&raquo;</li>
<li>&laquo;&nbsp;Henry de Vallombreuse, l&#8217;ami parisien, 1887-1915&nbsp;&raquo;</li>
<li>&laquo;&nbsp;Jules Schmalzigaug (1882-1917), un futuriste belge&nbsp;&raquo;</li>
<li>&laquo;&nbsp;Marcel Duchamp:  le refus pris à la lettre&nbsp;&raquo;</li>
<li>&laquo;&nbsp;La correspondance entre Alain-Fournier, André Lhote et Jacques Rivière (1907 et 1914) : une école d&#8217;artistes&nbsp;&raquo;</li>
</ul>
<h3>Lettres inédites</h3>
<ul>
<li>&laquo;&nbsp;Sur les lettres de Castellan, (1772-1838)&nbsp;&raquo;.</li>
<li>&laquo;&nbsp;Les échanges épistolaires et le réseau artistique du peintre Nicolas Guibal (1725-1784) dans l&#8217;Europe du XVII<sup>e</sup> siècle&nbsp;&raquo;.</li>
</ul>
<h3>Perspectives épistolaires</h3>
<ul>
<li>&laquo;&nbsp;Une famille en émigration: lettres des Vaudreuil, de Madame de Noiseville et des Polignac (1793-1799)&nbsp;&raquo;.</li>
<li>Nicolas Cavaillès, &laquo;&nbsp;Lettres de Catherine Pozzi à des femmes (et leurs réponses)&nbsp;&raquo;.</li>
</ul>
<h3>Chroniques</h3>
<ul>
<li>Iconographie épistolaire : Léon Cogniet,  <em>L&#8217;artiste dans sa chambre à la Villa Médicis</em></li>
<li>État de la question : &nbsp;&raquo; Sur la correspondance de Gustave Roud&nbsp;&raquo;.</li>
<li>Curiosités : &laquo;&nbsp;La recommandation&nbsp;&raquo;.</li>
<li>Entretien avec Jean-Paul Louis</li>
<li>Vie de l&#8217;Épistolaire.</li>
</ul>
<p>Comptes rendus, bibliographie de l&#8217;épistolaire, colloques.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Benoît Melançon, Écrire au pape et au Père Noël</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 13:39:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[essais]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous recevez des lettres ? Le pape, Tintin et le Père Noël aussi. On vous inonde de pourriels et de chaînes de lettres ? Mademoiselle Nitouche ne vous sera malheureusement d’aucun secours; sa spécialité, c’est le langage des timbres-poste. Vous préférez utiliser &#8230; <a href="http://www.epistolaire.org/essais/benoit-melancon-ecrire-au-pape-et-au-pere-noel/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="left">Vous recevez des lettres ? Le pape, Tintin et le Père Noël aussi. On vous inonde de pourriels et de chaînes de lettres ? Mademoiselle Nitouche ne vous sera malheureusement d’aucun secours; sa spécialité, c’est le langage des timbres-poste. Vous préférez utiliser le pigeon voyageur ou la bouteille à la mer, voire la lettre chantée ? Vous ne seriez pas le premier. Attendre une lettre pendant des décennies, vous enivrer de son parfum ou payer une fortune pour une missive ne vous semble pas relever du délire ? Les lettres de recommandation vous paraissent dignes d’intérêt ? Vous aimeriez mieux connaître la correspondance des sportifs et celle des tueurs en série ? Vous n’avez pas peur de recevoir des nouvelles d’outre-tombe ? Les curiosités épistolaires ici rassemblées sont pour vous.</p>
<p>Benoît Melançon enseigne à l’Université de Montréal. Il a publié plusieurs livres sur l’écriture épistolaire, notamment <em><a href="http://www.mapageweb.umontreal.ca/melancon/these.melancon.1991.html#fides1996" target="_blank">Diderot épistolier. Contribution à une poétique de la lettre familière au xviiie siècle</a></em> (1996) et <em>Sevigne@Internet. Remarques sur le courrier électronique et la lettre</em> (<a href="http://www.mapageweb.umontreal.ca/melancon/sevigne.html" target="_blank">1996</a> et <a href="http://www.mapageweb.umontreal.ca/melancon/sevigne_2011.html" target="_blank">2011</a>). Il a été élu à la Société royale du Canada en 2008.</p>
<p><a href="http://www.mapageweb.umontreal.ca/melancon/curiosites.html" target="_blank">En savoir plus</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Benoît Melançon (dir), Lettres des années trente</title>
		<link>http://www.epistolaire.org/collectifs/benoit-melancon-dir-lettres-des-annees-trente/</link>
		<comments>http://www.epistolaire.org/collectifs/benoit-melancon-dir-lettres-des-annees-trente/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 13:34:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Que dit la lettre, qui ne soit pas que l’écho trivial de ce qui s’écrit ailleurs en littérature, dans l’espace public ? Plutôt que de chercher à répondre à cette question de façon globale ou théorique, sept universitaires québécois et ontariens &#8230; <a href="http://www.epistolaire.org/collectifs/benoit-melancon-dir-lettres-des-annees-trente/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Que dit la lettre, qui ne soit pas que l’écho trivial de ce qui s’écrit ailleurs en littérature, dans l’espace public ? Plutôt que de chercher à répondre à cette question de façon globale ou théorique, sept universitaires québécois et ontariens ont choisi de l’aborder à travers des lectures sociales de correspondances spécifiques. Ils l’ont fait en se fixant une seule restriction, d’ordre chronologique : les années trente. Il fallait en effet, pour garantir une cohérence à l’ensemble des études, que chaque correspondance, si particulière soit-elle, puisse être rapportée à un horizon de sens commun. Même s’il va de soi que l’activité épistolaire des écrivains retenus ne se limite pas à la période imposée, bordée en amont par la Crise de 1929 et en aval par la Seconde Guerre mondiale, ce découpage se justifie du fait que les années trente constituent un tournant dans l’histoire sociale et littéraire du XXe siècle. Les lettres de Michel de Ghelderode, des collaborateurs de <em>La nouvelle revue française</em>, des amis et disciples de Camille Roy, de Simone Routier, de Louis Dantin, d’Alfred DesRochers et de Saint-Denys Garneau sont les témoins, et parfois les agents, de ce tournant.</p>
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		<title>Benoît Melançon (dir), Les Femmes de lettres</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 13:31:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les Femmes de lettres. Écriture féminine ou spécificité générique ? Actes du colloque tenu à l’Université de Montréal le 15 avril 1994. Études réunies et présentées par Benoît Melançon et Pierre Popovic, Montréal, Université de Montréal, Faculté des arts et &#8230; <a href="http://www.epistolaire.org/collectifs/benoit-melancon-dir-les-femmes-de-lettres/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Les Femmes de lettres. Écriture féminine ou spécificité générique ? Actes du colloque tenu à l’Université de Montréal le 15 avril 1994. Études réunies et présentées par Benoît Melançon et Pierre Popovic</em>, Montréal, Université de Montréal, Faculté des arts et des sciences, Département d’études françaises, Centre universitaire de lecture sociopoétique de l’épistolaire et des correspondances (CULSEC), 1994, 162 p. ISBN : 2-921787-00-8.</p>
<p><a href="http://www.mapageweb.umontreal.ca/melancon/culsec.femmes.html" target="_blank">En savoir plus</a> </p>
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		<title>Benoît Melançon (dir), Les Facultés des lettres</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 13:28:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les Facultés des lettres. Recherches récentes sur l’épistolaire français et québécois, sous la direction de Benoît Melançon et Pierre Popovic, Montréal, Université de Montréal, Département d’études françaises, Centre universitaire pour la sociopoétique de l’épistolaire et des correspondances, février 1993, 241 &#8230; <a href="http://www.epistolaire.org/collectifs/benoit-melancon-dir-les-facultes-des-lettres/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Les Facultés des lettres. Recherches récentes sur l’épistolaire français et québécois</em>, sous la direction de Benoît Melançon et Pierre Popovic, Montréal, Université de Montréal, Département d’études françaises, Centre universitaire pour la sociopoétique de l’épistolaire et des correspondances, février 1993, 241 p. </p>
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		<title>Benoît Melançon (dir), Penser par lettre</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 13:25:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les manuels de correspondance, les critiques littéraires et même les épistoliers ont longtemps affirmé qu&#8217;il était interdit de penser par lettre. Réputée libre et spontanée, quand ce n&#8217;était pas décousue ou éphémère, l&#8217;écriture épistolaire aurait été incompatible avec la réflexion &#8230; <a href="http://www.epistolaire.org/collectifs/benoit-melancon-dir-penser-par-lettre/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les manuels de correspondance, les critiques littéraires et même les épistoliers ont longtemps affirmé qu&#8217;il était interdit de penser par lettre. Réputée libre et spontanée, quand ce n&#8217;était pas décousue ou éphémère, l&#8217;écriture épistolaire aurait été incompatible avec la réflexion soutenue. Est-ce aussi simple ? Qu&#8217;il s&#8217;agisse de s&#8217;interroger sur la société, de se trouver des interlocuteurs sur la scène du monde ou d&#8217;élaborer une pensée à deux, la lettre permet de penser, quoi qu&#8217;on en dise. Epistolairement, on pense cependant d&#8217;une façon particulière, car on pense pour quelqu&#8217;un. Vingt-deux spécialistes de la lettre venus de quatre pays se sont réunis en mai 1997 au château d&#8217;Azay-le-Ferron pour se demander &nbsp;&raquo; Peut-on penser par lettre ? &laquo;&nbsp;. Ce sont leurs réponses qu&#8217;on lira ici, à partir de lectures de Mme du Deffand, de Voltaire, de Sade, de George Sand, de Gustave Flaubert, de Charles Baudelaire, de Jean Paulhan, de Saint-Denys Garneau, de plusieurs autres encore.</p>
<p><a href="http://www.mapageweb.umontreal.ca/melancon/culsec.penser.actes.html" target="_blank">En savoir plus</a> </p>
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		<title>Sur les bouteilles à la mer</title>
		<link>http://www.epistolaire.org/articles-en-ligne/sur-les-bouteilles-a-la-mer/</link>
		<comments>http://www.epistolaire.org/articles-en-ligne/sur-les-bouteilles-a-la-mer/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 13:14:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles en ligne]]></category>

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		<description><![CDATA[Texte paru dans la Revue de l&#8217;AIRE (Association interdisciplinaire de recherche sur l&#8217;épistolaire, Paris), 31, hiver 2005, p. 227-231. © Benoît Melançon, 2005 &#160; Du temps où jeter quelque chose à la mer n’était pas une infraction aux règles élémentaires du savoir-vivre &#8230; <a href="http://www.epistolaire.org/articles-en-ligne/sur-les-bouteilles-a-la-mer/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Texte paru dans la <em>Revue de l&#8217;AIRE</em> (<a href="http://epistolaire.org/" target="_blank">Association interdisciplinaire de recherche sur l&#8217;épistolaire</a>, Paris), 31, hiver 2005, p. 227-231.</p>
<p>© Benoît Melançon, 2005</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr width="100%" />
<p>Du temps où jeter quelque chose à la mer n’était pas une infraction aux règles élémentaires du savoir-vivre environnemental, on aimait bien confier au hasard des eaux divers types de message. Parfois, c’étaient des lettres; parfois, des objets; toujours, des messages. Quand la bouteille n’a plus suffi, on a trouvé plus efficace, plus rapide, plus moderne.</p>
<p>Le cas le plus banal était celui de l’appel de détresse. X rédige une demande d’aide, la glisse dans une bouteille et la lance à la mer, en espérant que Y — n’importe quel Y — la trouvera et viendra le secourir. Centenaire oblige — il est mort en 1905 —, on trouvera des exemples de cela chez le Jules Verne des <em>Enfants du capitaine Grant</em> ou de <em>l’Île mystérieuse</em>. Dans un registre un peu différent, encore qu’aussi populaire, on en verra d’autres dans la bande dessinée quotidienne <em>B.C.</em> de Johnny Hart ou dans les jeux «Êtes-vous observateur ?» de Laplace : la bouteille à la mer est un des ressorts habituels de ces séries. Il l’est également de la série «Ferdinand». Le 13 janvier 2002, en page C5 de <em>la Presse</em> (Montréal), cette bande dessinée représentait un des dangers potentiels de la bouteille à la mer : la bouteille envoyée par un naufragé de son île déserte était reçue par… un autre naufragé, sur une autre île déserte.</p>
<p>Jules Verne le disait : «pour lancer une bouteille à la mer, il faut au moins que la mer soit là» (<em>les Enfants du capitaine Grant</em>). Elle l’est aux Îles-de-la-Madeleine, cet archipel québécois du golfe du fleuve Saint-Laurent. Et qui dit mer, dit souvent sable. Les Artisans du sable (c’est le nom de leur entreprise) ont décidé de lier bouteille à la mer, mer et sable. Pour célébrer leur vingtième anniversaire, en 2001, ils ont demandé à des amis de jeter vingt bouteilles à la mer, d’un peu partout au monde : «Ces bouteilles contiendront un message universel et elles seront toutes mises à la mer la même journée. Les personnes qui les récupéreront seront invitées à communiquer avec nous pour nous faire part des circonstances de leur découverte.» Depuis, on peut suivre les pérégrinations des bouteilles sur Internet à<a href="http://www.mapageweb.umontreal.ca/melancon/docs/www.artisansdusable.com/fr/nouvelles.asp" target="_blank">www.artisansdusable.com/fr/nouvelles.asp</a>. Trois bouteilles ont été retrouvées à ce jour, et des échanges épistolaires noués. Il n’y a pas que des messages de détresse dans les bouteilles à la mer.</p>
<p>Comme on vient de le voir, Internet oblige, on n’arrête pas le progrès.</p>
<p>De même, après les bouteilles à la mer, il y eut les ballons. Le romancier et essayiste américain Nicholson Baker s’est un jour demandé ce qu’il advenait des catalogues sur fiches des bibliothèques quand ceux-ci étaient numérisés. Conservait-on ces objets réputés désuets ? Les détruisait-on ? Il a mené une enquête dont il a rapporté un fabuleux, et assez effrayant, texte, «Discards», d’abord paru dans le magazine <em>The New Yorker</em> en 1994 et repris dans le recueil <em>The Size of Thoughts</em> en 1996 (Random House). Ce texte s’ouvre sur la scène suivante. Un après-midi d’octobre 1985, à la bibliothèque des sciences de la santé de l’université du Maryland, des bibliothécaires, des administrateurs, des journalistes, des étudiants et des curieux étaient rassemblés pour assister à un lâcher de ballons. À chacun de ces ballons, bleus ou rouges, on avait accroché une fiche de bibliothèque, sur laquelle on pouvait lire «genuine artifact from the card catalog of the health sciences library, university of maryland at baltimore» (Artéfact authentique du fichier de la bibliothèque des sciences de la santé de l’université du Maryland à Baltimore). En ce jour de célébration, car c’en était un, les responsables de la bibliothèque annonçaient au monde qu’ils entraient dans l’ère numérique, sans regarder vers le passé. Les ballons n’avaient pas de destinataire spécifique, mais ils n’en étaient pas moins des messages. On en retrouva de l’autre côté de la baie de Chesapeake et jusqu’au Connectictut. Il se trouva même quelqu’un pour retourner un ballon à la bibliothèque; voilà une forme de réponse que n’avaient probablement pas prévue les bibliothécaires du Maryland, tout heureux qu’ils étaient de se débarrasser de ces réminiscences d’un autre âge.</p>
<p>Après les ballons, il y eut les fusées. Certaines sont habitées; on ne peut donc les considérer comme des bouteilles à la mer, sauf à souhaiter le pire des sorts à leurs occupants. D’autres ne le sont pas, et ceux qui les ont propulsées se sont dit qu’il fallait prévoir quelque chose au cas où d’hypothétiques habitants d’autres galaxies les découvriraient. C’est à cette fin que Carl Sagan et Frank Drake avaient conçu une plaque pour la capsule Pioneer 10, devenue célèbre depuis, devant servir à expliquer, sans mots, ce que sont les hommes et les femmes, ces créatures venues du système solaire, le tout représenté à côté de l’illustration d’une molécule d’hydrogène (<a href="http://www.nasa.gov/centers/ames/images/content/72419main_plaquem.jpg" target="_blank">http://www.nasa.gov/centers/ames/images/content/72419main_plaquem.jpg</a>). Les messages du Maryland n’avaient pas de destinataire précis; ceux de la NASA n’avaient pas de destinataire humain.</p>
<p>À l’ère du numérique à tout crin et de l’envahissement téléphonique, on aurait pu croire ces pratiques menacées. Paradoxalement, à la fin du XXe siècle et au début du XXIe, la bouteille à la mer paraît faire un retour, portée par on ne sait quelle vague. Les journaux, toujours à la recherche de l’<em>élément humain</em>, se saisissent avec délectation des histoires étonnantes de textes qui ont trouvé miraculeusement leur destinataire. Ci-dessous, deux exemples, tirés de quotidiens montréalais, parmi de nombreux autres.</p>
<p>Les enfants de Pierre Demarle, Philippe et Laurence, sont en vacances à l’Île-du-Prince-Édouard, sur la côte Est du Canada. Sur les conseils de leur père, ils jettent deux messages à la mer, l’un en français, l’autre en anglais. Le père n’y croit pas trop, lui qui a envoyé des dizaines de bouteilles à la mer durant son enfance sur les bords de la Manche, voire lancé des ballons à l’hélium dans le ciel, sans jamais recevoir de réponse. Surprise, émotion, ravissement : alors que les enfants ont oublié cette lointaine activité de vacances, une réponse leur arrive — trois ans plus tard. La lettre en français a trouvé un lecteur, et un interlocuteur, à Haïti : «je m’empresse à tenir ma plume en vue de vous faire parvenir le reçu de cette découverte. Je crois et j’espère que vous serez content de l’avoir reçu», écrit Achille René Clovis, «alias Frè son Achille». À la leçon morale implicite — on ne sait jamais… — s’ajoute une leçon scolaire : «Pierre et Philippe ne se lassent plus de regarder le globe terrestre», histoire de rêver aux circuits marins qu’a dû emprunter leur bouteille (de vin).</p>
<p>Les adolescents Steve Théberge et Vincent-Thomas Lavallée ont préféré le plastique au verre. De Montmagny, où ils habitent, aux côtes de l’île de Terre-Neuve, puis à l’Irlande et à l’Écosse, leur bouteille aurait parcouru plus de 5000 kilomètres. La singularité de leur envoi est qu’il s’agit d’un projet scolaire : Stéphane Roy, leur enseignant, voulait combiner deux matières au programme, l’anglais et la géographie, et c’est de là que lui est venue l’idée de demander à ses élèves de mettre 32 bouteilles à la mer. Mission accomplie : on peut supposer que la réponse du jeune Irlandais Thomas Lenihan à Théberge et Lavallée était rédigée en anglais.</p>
<p>Valérie Zenatti aurait pu se contenter de constater l’existence du paradoxe : envoyer une bouteille à la mer alors qu’Internet est à portée de main. Au contraire, elle a décidé de fondre les deux types de communication dans un roman pour adolescents paru en 2005, <em>Une bouteille dans la mer de Gaza</em> (L’école des loisirs). Un attentat-suicide palestinien frappe un jour un café de Jérusalem que fréquente Tal Levine, une Israélienne de dix-sept ans. La jeune ingénue décide de lier contact avec quelqu’un en Palestine, peu importe qui, histoire de contribuer au rapprochement entre les peuples. Son frère étant mobilisé dans la bande de Gaza, elle lui confie une bouteille contenant un appel :</p>
<blockquote>
<p><em>J’ai plein de peurs et plein d’espoir en t’écrivant. Je n’ai jamais écrit de lettre à quelqu’un que je connaissais pas. Ça fait bizarre. Je ne suis pas sûre de parvenir à te dire ce que j’en envie de te dire.</em><br /><em>[…]</em><br /><em>Mais si cette lettre a la chance de te trouver, si tu as la patience de me lire jusqu’au bout, si tu penses comme moi que nous devons apprendre à nous connaître, pour mille bonnes raisons, à commencer par nos vies que nous voulons construire dans la paix parce que nous sommes jeunes, alors réponds-moi.</em></p>
</blockquote>
<p>Pour l’occasion, elle s’invente un surnom, bakbouk («bouteille»), et s’ouvre un compte de courriel : bakbouk@hotmail.com. C’est là qu’elle lira quelques jours plus tard un premier courriel de «L’homme de Gaza» : Gazaman@free.com. (On appréciera l’ironie de cette fausse liberté : free.com.) S’ensuit un échange par courriel, puis par messagerie instantanée (le chat). C’est Naïm («Gazaman») qui mettra fin temporairement à l’échange au moment de partir étudier au Canada. Temporairement ? Il fixe rendez-vous à Tal pour le 13 septembre 2007, à midi, à Rome. Comment le reconnaîtra-t-elle ? Il aura une bouteille<br />
 à la main, celle qui contenait le message initial de Tal. Il espère «répéter le miracle de la bouteille».</p>
<p>On peut, bien sûr, confier des lettres aux courants marins ou aériens. On peut aussi envoyer des objets, puis essayer de suivre leur trace et de se créer un réseau de correspondants.</p>
<p>Vous prenez tous vos billets de banque canadiens à l’effigie de sir Wilfrid Laurier, premier ministre du pays de 1896 à 1911. Vous y écrivez<a href="http://www.mapageweb.umontreal.ca/melancon/docs/www.whereswilly.com" target="_blank">www.whereswilly.com</a>. Vous notez le numéro de série de chacun de ces billets. Vous remettez vos billets en circulation. Vous allez sur le site qui correspond à cette adresse : le «willy» du nom renvoie au prénom de Laurier, Wilfrid. Et vous priez pour que quelqu’un ait eu un de vos billets en sa possession, qu’il ait vu le message que vous y avez inscrit, qu’il se soit branché sur le site et qu’il y ait entré le numéro de série du billet. Ainsi, vous saurez ce qu’il est advenu de vos billets, la distance qu’ils ont parcourue, la vitesse moyenne à laquelle ils ont voyagé, les fins auxquelles ils ont servi. Vous pourrez même entrer en correspondance avec les internautes qui partagent comme vous la passion du<em>bill tracking</em> (le <em>pistage de billet</em>). Ne craignez rien : la pratique est encouragée par la Banque du Canada. On n’arrête pas le progrès <em>bis</em>. (Vous êtes américain ? <a href="http://www.mapageweb.umontreal.ca/melancon/docs/www.wheresgeorge.com" target="_blank">www.wheresgeorge.com</a> est pour vous. Ce «george»-là est Washington, pas Bush fils.)</p>
<p>Vous avez l’âme moins cybermercantile ? Pourquoi ne pas faire circuler des livres au lieu des billets de banque ? Les organisateurs de l’événement «Montréal, capitale mondiale du livre 2005», en collaboration avec l’Association des libraires du Québec, vous y invitent. Ils ont mis sur pied, pour vous, une «implantation» montréalaise du réseau «Passe-Livre». «Connaissez-vous le Passe-Livre ? Ce jeu consiste à lire un livre et à le “libérer” dans des lieux publics. Grâce à un système d’identification, il est possible de suivre le livre “libéré” et d’entrer en relation avec d’autres lecteurs par l’entremise d’Internet», explique le site Web de l’activité (<a href="http://www.mapageweb.umontreal.ca/melancon/docs/mcml.canoe.com/fr" target="_blank">mcml.canoe.com/fr</a>). Vous y apprendrez aussi que ce genre d’échanges est apparu aux États-Unis, mais qu’il existe maintenant un peu partout dans le monde. «Passe-Livre©. Le cercle invisible des lecteurs. Il cerchio invisibile dei lettori», par exemple, a pignon sur toile à <a href="http://www.mapageweb.umontreal.ca/melancon/docs/www.passe-livre.com" target="_blank">www.passe-livre.com</a>. Vous y trouverez notamment une jolie affiche qui vous permettra de révéler publiquement que vous êtes un <em>passeur</em>. On n’arrête pas le progrès <em>ter</em>. (Vous êtes américain ?<a href="http://www.mapageweb.umontreal.ca/melancon/docs/www.bookcrossing.com" target="_blank">www.bookcrossing.com</a> vous attend.)</p>
<p>Qu’il s’agisse de billets de banque ou de livres «libérés», le principe est le même : la chaîne, d’inconnu en inconnu. Cette chaîne peut devenir épistolaire.<br />Dans un registre plus sombre, Éric Naulleau, dans <em>Petit déjeuner chez Tyrannie</em> (La fosse aux ours, 2003), rapporte une «légende tenace» : «les bagnards du goulag stalinien se tranchaient les doigts, ou même les mains, pour les placer entre des pièces de bois destinées à l’exportation — manières de bouteilles à la mer en direction de l’opinion publique occidentale». Les chaînes qu’on aurait voulu rompre ne sont pas épistolaires, même s’il y avait bien là, à l’œuvre, une volonté de communiquer l’incommunicable.</p>
<p>Et si la bouteille à la mer, au-delà des anecdotes qui la mettent en scène, révélait quelque chose de la communication humaine ? On devrait, en effet, lui reconnaître une forte dimension métaphorique. Dans son <em>Journal d’un poète</em>, Alfred de Vigny le dit explicitement, s’agissant de création littéraire : «Un livre est une bouteille jetée en pleine mer, sur laquelle il faut coller cette étiquette : attrape qui peut.» Julien Green, au premier tome de son <em>Journal</em>, ne dit pas autre chose : «Ce journal est vraiment la bouteille à la mer. Sa nature le rend presque impubliable de mon vivant.» Pour l’épistologue, la bouteille à la mer est peut-être la plus belle des métaphores épistolaires. Celui qui écrit espère avoir un lecteur, mais il n’en est pas sûr. Il n’est même pas sûr que sa lettre arrivera à bon port. Si elle y arrive, rien ne dit que son destinataire comprendra la langue dans laquelle elle est écrite, ni même que ce destinataire saura lire, ou qu’il voudra lire. S’il lit le message abandonné aux eaux ou au vent, peut-être ce destinataire ne répondra-t-il pas. Pourtant, l’épistolier écrit. Naufragé, il rêve d’être retrouvé. Parfois, il l’est, et de façon inattendue. Il ne l’est pas toujours.</p>
<p><strong>Benoît Melançon</strong></p>
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