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Association Interdisciplinaire de Recherches sur l'EpistolaireL’édition scientifique de la correspondance de la famille Duméril-Mertzdorff-Froissart (1783 – 1918). |
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Ce site présente l’édition scientifique de la correspondance de la famille Duméril-Mertzdorff-Froissart (1783 – 1918). http://correspondancefamiliale.ehess.fr/ Les lettres sont transcrites intégralement et enrichies de documents divers. Auteurs, destinataires, dates et lieux d'expédition des lettres font l’objet d’index. Les personnes citées dans le texte sont identifiées et un certain nombre sont présentées dans de courtes biographies. Des généalogies permettent de situer ces épistoliers et leur proche parenté. Quelques monographies sur les institutions et les réseaux complètent la documentation. Les fac-similés des lettres seront progressive-ment ajoutés. Responsables : C. Dauphin & D. Poublan |
« La Révolution qui a été si funeste à tant de gens m’a été fort utile. Jamais sous l’Ancien régime je ne serais arrivé à mon âge au point où j’en suis. » L’époque favorise en effet l’ambition et les projets d’André Marie Constant Duméril (1774-1860). Fils d’un juge de paix d’Amiens, il est admis au titre d’« élève de la patrie » (1795) à l’Ecole nationale de santé nouvellement créée. Il étudie la médecine et les sciences naturelles, une longue et brillante carrière commence pour lui. Très tôt il a conscience de l’utilité des relations qu’il noue, et de ses possibilités de progresser dans le monde intellectuel aux côtés de Cuvier, Bretonneau, Geoffroy Saint-Hilaire ou de Candolle... Il écrit régulièrement à ses parents puis à sa femme, racontant ses activités et ses projets, ses rencontres, ses difficultés et ses succès – renvoyant des échos des événements parisiens, de la Révolution au Second Empire. Caroline, petite-fille d’André Marie Constant Duméril, épouse en 1858 Charles Mertzdorff, industriel du blanchiment des tissus en Alsace. Ils ont deux filles, Marie et Émilie, avant que Caroline ne meure (1862). Une cellule familiale se reconstitue autour de Charles Mertzdorff et sa seconde épouse, Eugénie Desnoyers, elle aussi issue du monde des savants du Jardin des plantes de Paris. En 1880, Marie épouse Marcel de Fréville de Lorme, conseiller à la Cour des comptes ; en 1883 sa sœur Emilie épouse Léon Damas Froissart, officier d’artillerie et propriétaire foncier dans le nord de la France. Ce fonds de plus de 3000 lettres soigneusement préservées témoigne de l’ascension sociale d’une famille qui accumule au fil des générations capital intellectuel, social et économique. |
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