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	<title>Epistolaire.org &#187; comptes rendus ouvrage</title>
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	<description>Association Interdisciplinaire de Recherches sur l&#039;Epistolaire</description>
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		<title>Epistolaire n° 47 dans Florilettres</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Feb 2022 19:39:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[olivier]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[comptes rendus ouvrage]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.epistolaire.org/wp-content/uploads/2022/02/scan.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2234" src="https://www.epistolaire.org/wp-content/uploads/2022/02/scan-725x1024.jpg" alt="scan" width="625" height="883" /></a></p>
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		<title>François Bompaire, recension du n° 45, Acta Fabula, vol. 22, n°3</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Apr 2021 09:17:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[marianne]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[comptes rendus ouvrage]]></category>

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		<description><![CDATA[François Bompaire, recension du n° 45, Acta Fabula, vol. 22, n°3 Consulter de le compte-rendu : https://www.fabula.org/revue/document13512.php]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>François Bompaire, recension du n° 45, Acta Fabula, vol. 22, n°3</h2>
<p>Consulter de le compte-rendu : <a href="https://www.fabula.org/revue/document13512.php" target="_blank">https://www.fabula.org/revue/document13512.php</a></p>
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		<title>Lire la Correspondance de Stendhal, Textes édités et présentés par Martine Reid et Elaine Williamson</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Oct 2013 14:05:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[marianne]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[comptes rendus ouvrage]]></category>

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		<description><![CDATA[Lire la Correspondance de Stendhal, Textes édités et présentés par Martine Reid et Elaine Williamson, Paris, Champion, coll. « Colloques, congrès et conférences, Epoque moderne et contemporaine » dirigée par Jean Bessière, 2007, 261 p. Ce beau volume, qui reprend les travaux d’un colloque tenu à l’University of London Institute in Paris en décembre 2006, vient enrichir l’ample bibliothèque [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2><i>Lire la Correspondance de Stendhal</i>, Textes édités et présentés par Martine Reid et Elaine Williamson, Paris, Champion, coll. « Colloques, congrès et conférences, Epoque moderne et contemporaine » dirigée par Jean Bessière, 2007, 261 p.</h2>
<p style="text-align: justify;">Ce beau volume, qui reprend les travaux d’un colloque tenu à l’<i>University of London Institute in Paris</i> en décembre 2006, vient enrichir l’ample bibliothèque consacrée par les éditions Champion à la Correspondance de Stendhal. Impressionnant par le soin apporté à sa finition (bibliographie, magnifique dossier d’autographes, index), cet ensemble, par les variétés des approches dont il constitue l’objet, fait le miel d’un lecteur naïf ou chevronné. Conçu dans un esprit chronologique, il s’ouvre sur la correspondance de jeunesse de Beyle avec sa sœur Pauline, cet <i>alter ego</i> sans cesse désiré, et qui se déroba sans cesse. Les lettres du frère y forment bel et bien un texte d’éducation, à la fois sentencieux et anti-conformiste, s’adressant à Pauline comme à lui-même (Lucy Garnier, Béatrice Didier, Catherine Mariette). On découvre aussi cette Victorine Bigillion, jeune personne grenobloise à la santé mentale fragile, probablement amoureuse de l’étudiant Beyle, qui fut à l’origine de son intérêt pour la science psychiatrique naissante (Marie-Rose Corredor). </p>
<p style="text-align: justify;">Martine Reid, décrivant les « affairements éditoriaux » dont la Correspondance du jeune littérateur fait bientôt l’objet, invite à dépasser les poncifs de la critique jugeant trop souvent la correspondance d’un écrivain comme un « laboratoire de l’œuvre », ou l’expression d’une « poétique ». Plutôt lieu d’un brassage complexe, et même d’un recyclage permanent d’idées, celle de Stendhal produit de la pensée à jet continu, reprenant, révisant des jugements antérieurs ou extérieurs, et manifestant plutôt l’étrangeté de cet homme face au statut même d’écrivain. Brigitte Diaz, quant à elle, se consacre à la qualité humaine du lectorat de cette correspondance, public d’élection auquel au fond Stendhal a destiné l’essentiel de son œuvre. En cela, ne se révèle-t-il pas le digne héritier du siècle précédent, recherchant l’écoute et la finesse d’un salon virtuel, la « connivence critique » plutôt que la célébrité industrielle &#8211; à laquelle le fonctionnement éditorial du temps était en mesure de le livrer ?</p>
<p style="text-align: justify;">Des aspects thématiques sont ensuite proposés, comme cette curieuse et amusante étude de Philippe Berthier, recherchant (de façon peut-être utopique) la spécificité d’une écriture épistolaire <i>virile</i>, à travers ses centres d’intérêt (politique, anecdotes crues, amitié virile) comme à travers son style. Mais existe-t-il vraiment, en littérature, en dehors d’une conformation liée à l’éducation, ce fameux style « entre hommes » ? Plus pertinent, nous semble-t-il, sous l’angle du style, est cet éloge de la vitesse prononcé par Christof Weiand à l’adresse de ce passionné de daguerréotypie, de télégraphe et de vapeur que fut Stendhal : tous objets de délectation qui font de l’épistolier, même nostalgique des grâces du siècle passé, un véritable contemporain de Turner et un authentique poète de son temps (« Hâtons-nous de jouir »). L’amoureux de l’Italie, l’esthète en formation mais aussi bientôt le critique magistral, enfin les errements du diplomate sont vivement mis en lumière par les derniers textes (Daniela Gallo, Letizia Norci Cagiano, François Vanoosthuyse, Hélène de Jacquelot). </p>
<p style="text-align: justify;">Elaine Williamson conclut, d’une façon qui ne contredit pas, loin s’en faut, les travaux du colloque de Rouen précédemment publié par notre revue (« Editer les Correspondances », une collaboration CEREDI/AIRE, <i>Epistolaire</i> n°33), sur l’utilité de poursuivre l’édition de la Correspondance de Stendhal selon une méthode électronique. Celle-ci seule se montrerait propre à mettre en valeur la spécificité générique d’une écriture souvent à mi-chemin entre le lettre et le brouillon romanesque, tantôt entrelardée de fragments de journal, tantôt marquée par le style administratif, comportant parfois des insertions graphiques (schémas, croquis) ou, sous différentes signatures, empruntant la voix d’autrui pour rendre les services épistolaires exigés de l’amitié.</p>
<p lang="fr-FR" align="RIGHT"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><b>O. R.-P.</b></span></p>
<p lang="fr-FR" align="RIGHT"> </p>
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		<title>Margaretta Jolly, In Love and Struggle, New York, Columbia University Press, 2008, 247p.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Oct 2013 13:40:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[marianne]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[comptes rendus ouvrage]]></category>

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		<description><![CDATA[Margaretta Jolly, In Love and Struggle, New York, Columbia University Press, 2008, 247p. In Love and Struggle propose une étude approfondie de la seconde vague du féminisme anglo-saxon des années 1970-1980. L’ouvrage est très informé et s’appuie sur de nombreuses lettres personnelles de femmes « ordinaires », ainsi que sur des lettres ouvertes et quelques fictions épistolaires, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Margaretta Jolly, In Love and Struggle, New York, Columbia University Press, 2008, 247p.</h2>
<p style="text-align: justify;"><i>In Love and Struggle </i>propose une étude approfondie de la seconde vague du féminisme anglo-saxon des années 1970-1980. L’ouvrage est très informé et s’appuie sur de nombreuses lettres personnelles de femmes « ordinaires », ainsi que sur des lettres ouvertes et quelques fictions épistolaires, telles que <i>La Couleur pourpre </i>d’Alice Walker. La bibliographie de 25 pages est très fournie ; on y trouve des références françaises, à Bernard Bray et Laurent Versini notamment. Le livre se révèle très personnel, parfois inspiré de la propre vie de Margaretta Jolly. L’aspect autobiographique de certaines anecdotes ou réflexions sert l’analyse, mais révèle surtout la dimension très orientée d’un ouvrage qui séduira peut-être davantage les lectrices engagées.</p>
<p style="text-align: justify;">L’auteur explore le rôle de l’écriture épistolaire dans la constitution du mouvement féministe des années 1970-1980 aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. L’émancipation des femmes semble être ainsi passée par l’utilisation d’une écriture considérée par ailleurs comme typiquement féminine. Dans cette perspective, M. Jolly montre comment les lettres ont permis la circulation des idées et ont contribué à resserrer les liens entre militantes. Le titre de l’ouvrage qui articule « amour » et « lutte » (« love » et « struggle ») prend alors pleinement son sens. Plusieurs exemples historiques viennent illustrer le propos, parmi lesquels deux communautés pacifistes de femmes unies contre la société patriarcale et le développement du nucléaire au début des années 1980 : « Greenham Common Women’s Peace Camp » et « Seneca Women’s Peace Encampment ». Ainsi, l’étude se présente souvent comme une analyse sociologique plus que littéraire. De ce fait, cet ouvrage prendra pleinement sa place dans ce que l’on appelle aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne les « cultural studies » ou « gender studies ».</p>
<p style="text-align: justify;">L’analyse progresse autour du concept d’ « éthique », en particulier de « care » qui symbolise les rapports étroits d’amitié, de protection et d’amour entre les femmes. Margaretta Jolly est amenée à aborder la question de l’émergence, ou de l’affirmation, de l’homosexualité féminine à cette époque dans son lien au combat politique. Elle prend ici appui sur sa propre expérience. En conséquence, outre les correspondances mères-filles et les échanges épistolaires d’activistes féministes, elle traite également des lettres d’amour entre femmes qu’elle puise au cours de ses recherches dans « Lesbian Herstory Archives ». Elle analyse très bien l’ambivalence de cette relation d’amour et de réciprocité en montrant comment le mouvement féministe repose sur un idéal d’autonomie et d’indépendance. Dès lors, il est partagé entre individualisme et échange que la dualité de la lettre reflète selon elle. Ainsi s’expliquent en partie les dissensions qui s’esquissent au sein du mouvement féministe et qui permettront de comprendre son relatif déclin par la suite.</p>
<p style="text-align: justify;">De ces réseaux épistolaires que M. Jolly qualifie de « web » (« toile »), elle aborde la question récente du « world wide web » (www), c’est-à-dire de la place des e-mails dans la sociabilité d’aujourd’hui. L’étude se clôt sur une analyse intéressante des questions éthiques qui entourent la publication de lettres d’anonymes, surtout quand elles mettent en jeu des histoires d’amour, de désir ou de rupture. Se pose alors le problème de la conservation des textes épistolaires ou de leur destruction, de l’accès à la sphère publique et de la confidentialité. En conclusion, cet ouvrage propose des analyses pertinentes sur l’écriture épistolaire et sa place dans le développement du mouvement féministe des trente dernières années. Il s’interroge sur le contexte socio-culturel autour de la rédaction des lettres et, de ce fait, ravira plutôt ceux qui s’intéressent à l’histoire et à la société anglo-saxonne.</p>
<p style="text-align: right;">Nadège Lerouge-Corlosquet</p>
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		<title>Eloignement géographique et cohésion familiale (XVe-XXe siècle), sous la direction de Jean-François Chauvard et Christine Lebeau, Strasbourg</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Oct 2013 13:37:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[marianne]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[comptes rendus ouvrage]]></category>

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		<description><![CDATA[Eloignement géographique et cohésion familiale (XVe-XXe siècle), sous la direction de Jean-François Chauvard et Christine Lebeau, Strasbourg, Presses Universitaires de Strasbourg, Collections de l’Université de Marc Bloch, « Sciences de l’Histoire », 2006, 280 p.   Ce beau volume rend compte de la réflexion menée au cours de deux journées d’étude organisées à l’Université Marc [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Eloignement géographique et cohésion familiale (XVe-XXe siècle), sous la direction de Jean-François Chauvard et Christine Lebeau, Strasbourg, Presses Universitaires de Strasbourg, Collections de l’Université de Marc Bloch, « Sciences de l’Histoire », 2006, 280 p.</h2>
<p align="RIGHT"> </p>
<p style="text-align: justify;">Ce beau volume rend compte de la réflexion menée au cours de deux journées d’étude organisées à l’Université Marc Bloch de Strasbourg, en septembre 2004, par l’Équipe d’accueil « Sciences historiques »  (EA 3400). En quatre parties, il traite les principales problématiques qui sont cause de l’éloignement des familles, et source d’une stratégie, notamment épistolaire, de resserrement du lien : l’exil, la migration, les aléas du quotidien (XVIIIe-XIXe siècle), enfin la guerre, dont l’archétype reste la Grande Guerre 14-18. Historiens de la culture et  de la vie quotidienne pour la plupart, tous se sont penchés, fidèles en cela aux méthodes de M. Perrot, R. Chartier, P.‑A. Rosental, C. Dauphin et D. Poublan (toutes deux présentes d’ailleurs dans ce colloque), sur les événements qui font et défont les familles, du Prince de Condé chassé de France par la tourmente révolutionnaire, au modeste Poilu arraché à son village d’origine. Du point de vue qui nous intéresse, le matériau épistolaire est généralement traité comme une source d’information capable de renseigner surl’éloignement et ses causes, voire ses remèdes. Mais au fur et à mesure que ce moyen d’expression se démocratise (guère avant le XIXe siècle), il devient plus clair qu’il est le facteur essentiel de lutte contre cet éloignement, et par-là même objet d’étude plus serré, de la part de nos historiens, qui le dissèquent alors avec des attentions de stylisticiens. La fonction de la lettre est ainsi brillamment démontrée, dans la IVe partie (notamment par Christophe Prochasson), tant dans son rôle politique et stratégique, de la part des institutions militaires, que pragmatique et performatif auprès des familles. On en vient presque à croire, selon ces auteurs, que la lettre, à une époque et dans des circonstances où elle s’est quasi substituée à tout autre mode de communication au sein des familles, a été capable de modifier profondément les schémas de pensée de la population pendant et après-guerre, introduisant plus d’affectivité dans les relations conjugales et filiales, plus de considération entre hommes et femmes, plus de sens critique à l’égard de la chose publique, bref, générant un développement humain sans précédent.</p>
<p align="RIGHT"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><b>O. R P.</b></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Exil et épistolaire aux XVIIIe et XIXe siècles. Des éditions aux inédits. Rodolphe Baudin, Simone Bernard-Griffiths, Christian Croisille et Elena Gretchanaïa (dir.)</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Oct 2013 13:35:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[marianne]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[comptes rendus ouvrage]]></category>

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		<description><![CDATA[Exil et épistolaire aux XVIIIe et XIXe siècles. Des éditions aux inédits. Rodolphe Baudin, Simone Bernard-Griffiths, Christian Croisille et Elena Gretchanaïa (dir.), Cahiers d’Études sur les Correspondances des 19e et 20e siècles, n°16, novembre 2007, 338 p.  La correspondance a souvent partie liée avec l’exil. Un volume d’actes s’était déjà consacré en  à ce sujet [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Exil et épistolaire aux XVIIIe et XIXe siècles. Des éditions aux inédits. Rodolphe Baudin, Simone Bernard-Griffiths, Christian Croisille et Elena Gretchanaïa (dir.), Cahiers d’Études sur les Correspondances des 19e et 20e siècles, n°16, novembre 2007, 338 p. </h2>
<p style="text-align: justify;">La correspondance a souvent partie liée avec l’exil. Un volume d’actes s’était déjà consacré en  à ce sujet sous le titre <i>Lettres d’exil, d’enfermement, de folie<sup>1</sup></i>. Le sentiment d’enfermement  provoqué  par la distance ou l’éloignement, la solitude, et l’isolement étaient placés au centre des analyses. Aujourd’hui sous la quadruple direction de Rodolphe Baudin, Simone Bernard-Griffiths,  Christian Croisille et Elena Gretchanaïa, un nouveau volume se situe davantage dans la réalité concrète des conditions de  l’exil sous le titre  <i>Exil et épistolaire aux XVIII</i><i>e</i><i> et XIX</i><i>e</i><i>siècles</i> L’originalité de l’ouvrage consiste à placer en regard des articles nombre de lettres inédites des épistoliers étudiés, ce qui en renforce l’intérêt.  Il rassemble une douzaine de collaborations internationales. Chercher à identifier ce qui distingue la lettre d’exil de la correspondance ordinaire était l’objectif de cette entreprise. Tout en se fondant sur des correspondances d’hommes célèbres, écrivains, penseurs ou politiciens, de Galiani et Grimm à Joseph de Maistre ou Hugo, que sur les lettres d’épistoliers « ordinaires », comme des aristocrates français ruinés inscrits sur la fameuse liste des émigrés, ou des paysans suédois réduits à l’exil vers le Nouveau Monde, le recueil évoque une période large du second XVIIIe siècle à la fin du XIXe siècle. Comme il est logique pour ce type de sujets, les correspondances étudiées font découvrir des terres lointaines telles la  Sibérie, les plaines du Kansas, mais aussi  la France familière, terre d’exil pour les étrangers. </p>
<p style="text-align: justify;">La préface de  Rodolphe Baudin  intitulée « La correspondance d’exil ou les ambiguïtés d’un discours mouvant » ouvre un volume  divisé en quatre parties qui tiennent compte à la fois de la géographie et des événements politiques :Exils des Lumières La Révolution et l’exil, Exils russes, Révolutions et exils au XIXesiècle. </p>
<p style="text-align: justify;">Il est difficile d’évoquer dans le  détail toutes les contributions de ce riche volume. Marianne Charrier-Vozel décrit finement l’amitié consolatrice de l’abbé Galiani et de madame  d’Épinay. Alexandre Stroev évoque les passionnantes tribulations de cette sorte de « <i style="line-height: 1.714285714; font-size: 1rem;"> Juif errant » </i>qu’est devenu<i style="line-height: 1.714285714; font-size: 1rem;"> </i> Frédéric Melchior Grimm à travers « <i style="line-height: 1.714285714; font-size: 1rem;">Dix lettres inédites adressées à Grimm et à Catherine II par des émigrés</i> ». Sont étudiées par Nicolas Courtinat  les intéressantes lettres de prison et d’exil du marquis de La Fayette.  Henri Rossi à travers la correspondance d’émigration du père Edgeworth de Firmont, confesseur de Louis XVI,  trace les contours d’une personnalité singulière.  Nicolas Perot rassemble Chateaubriand, Sénac de Meilhan, Senancour, Madame de Staël pour croiser les voies de l’Épistolaire et du romanesque dans l’émigration. Elena Gretchanaïa  dégage les notions d’exil et de patrie dans la correspondance d’émigrés français en Russie à travers les textes de la princesse de Tarente, de Xavier de Maistre, du marquis de Lambert : elle produit en outre le précieux texte de <i style="line-height: 1.714285714; font-size: 1rem;">Sept lettres inédites de la princesse de Tarente à la comtesse Golovina</i>. Michael Kohlhauer  revient avec justesse sur les  lettres de Saint-Pétersbourg Joseph et Xavier de Maistre.  Avec Rodolphe Baudin, c’est le sentiment de l’exil dans la correspondance sibérienne d’Alexandre Radichtchev qui est souligné de façon nouvelle grâce à <i style="line-height: 1.714285714; font-size: 1rem;">Six lettres en français de la correspondance d’exil de Radichtchev.</i> Agnès Spiquel décode le dialogue épistolaire de deux exilés : Hugo et Hetzel à travers les îles anglo-normandes».  L’Italie, avec Cristina Trinchero, offre des témoignages originaux d’exil aux veilles de l’unification par les lettres d’intellectuels-patriotes italiens réfugiés à Paris.  Roger Marmus fait la chronique nostalgique d’une colonie suédoise installée dans les plaines du Kansas, à travers les lettres d’Ida Lindgren. Le volume est riche de nombreuses références bibliographiques qui donneront l’occasion à ses lecteurs d’effectuer de nouvelles trouvailles. </p>
<p lang="fr-FR" align="RIGHT"><b>G. H.-B.</b></p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: justify;" align="RIGHT"><sup>1</sup> Stendhal, <i style="line-height: 1.714285714; font-size: 1rem;">Correspondance générale, </i>édition de V. del Vitto avec la collaboration d’Elaine Williamson, Jacques Houbert et Michel-E. Slatkine, Paris, Champion, 6 vol., 1997-1999 ; et Brigitte Diaz, <i style="line-height: 1.714285714; font-size: 1rem;">Stendhal en sa correspondance ou « l’histoire d’un esprit »,</i> Paris, Champion, 2003.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Odile Richard-Pauchet, Diderot dans les Lettres à Sophie Volland. Une esthétique épistolaire, Paris, Champion, « Les Dix-huitièmes Siècles, 115 », 2007, 449 p.</title>
		<link>http://www.epistolaire.org/comptes-rendus-ouvrage/odile-richard-pauchet-diderot-dans-les-lettres-a-sophie-volland-une-esthetique-epistolaire-paris-champion-les-dix-huitiemes-siecles-115-2007-449-p/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Oct 2013 13:34:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[marianne]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Odile Richard-Pauchet, Diderot dans les Lettres à Sophie Volland. Une esthétique épistolaire, Paris, Champion, « Les Dix-huitièmes Siècles, 115 », 2007, 449 p.   L’ouvrage d’Odile Richard-Pauchet est une des rares études en langue française consacrée exclusivement à la poétique épistolaire. Tiré d’une thèse soutenue en 1999, il se situe dans la lignée des travaux [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Odile Richard-Pauchet, Diderot dans les Lettres à Sophie Volland. Une esthétique épistolaire, Paris, Champion, « Les Dix-huitièmes Siècles, 115 », 2007, 449 p.</h2>
<p align="RIGHT"> </p>
<p style="text-align: justify;">L’ouvrage d’Odile Richard-Pauchet est une des rares études en langue française consacrée exclusivement à la poétique épistolaire. Tiré d’une thèse soutenue en 1999, il se situe dans la lignée des travaux alors nombreux et novateurs sur l’épistolarité, dont le <i>Diderot épistolier</i> de Benoît Melançon, paru en 1996. Il ne faut pas se tromper sur le titre : il ne s’agit pas de biographie. C’est au plus profond de la pensée et de l’imaginaire diderotiens, à sa « source » même pour reprendre l’expression employée par Georges Benrekassa dans la préface, que mène cette lecture de la « folie épistolaire » des lettres à Sophie Volland. Pour qu’apparaisse ainsi toute la signification de cet ensemble disparate et lacunaire de lettres écrites sur plus de quinze ans, il faut un subtil cheminement, méthodiquement mené. La plus grande attention est d’abord portée au protocole épistolaire, au pacte qui lie les deux correspondants : exigence de régularité, mais aussi de longueur ou d’exhaustivité. Les conditions matérielles de l’échange, qui sont déterminantes pour l’établissement et le respect du contrat qui lie les correspondants, ont évidemment dans une telle étude toute leur place. La partie suivante est consacrée à la lettre comme objet fétiche, comme substitut du corps fantasmé. On y trouve en particulier des analyses éclairantes de la disposition des pages manuscrites, illustrées par des fac-similés. Les paradoxes de la représentation du moi dans le décousu des lettres sont étudiés dans la troisième partie : la cinquantaine de pages consacrées la présence du journal dans les lettres, comportant des tableaux synoptiques particulièrement utiles, constitue certainement un des développements majeurs de cet ouvrage. La dernière partie porte sur la représentation du corps : place donnée aux portraits et en particulier aux visages, à leur forme et à leur couleur ; insertion des corps dans un espace ou dans un paysage qui prend volontiers des allures d’utopie. Cette rapide présentation ne doit pas faire croire que ce travail de poétique épistolaire se réduit à la lettre. Les rapprochements avec le reste de la production de Diderot sont au contraire très nombreux et donnent aux analyses à la fois une profondeur et une dimension singulières. Ils montrent les liens étroits et complexes que les lettres à Sophie Volland entretiennent avec l’œuvre de Diderot, bien au-delà de leur rôle de « laboratoire ». Peut-on considérer les lettres à Sophie Volland elles-mêmes comme une œuvre à part entière ? Le titre du volume semble trancher, qui leur accorde italiques et majuscule. La question est soulevée à plusieurs reprises dans le volume et la conclusion, raisonnablement, y répond négativement. On l’a compris, le livre d’Odile Richard-Pauchet, en abordant les lettres à Sophie Volland dans une perspective nouvelle, celle de la poétique épistolaire, légitime et renforce la fascination qu’elles exercent sur leurs lecteurs. Beaucoup d’analyses sont entièrement neuves, toutes sont d’une grande justesse. L’auteur y montre un sens de la formule et une élégance de plume indéniables.</p>
<p align="RIGHT"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><b>F</b></span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><b>. </b></span><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><b>B. </b></span></p>
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		<title>Cahiers Isabelle de Charrière/Belle de Zuylen Papers, Genootschap Belle van Zuylen, Universiteit Utrecht, n°2, 2007, 120 p.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Oct 2013 13:31:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[marianne]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cahiers Isabelle de Charrière/Belle de Zuylen Papers, Genootschap Belle van Zuylen, Universiteit Utrecht, n°2, 2007, 120 p. La seconde livraison de ce nouveau périodique bilingue, d’aussi belle qualité que la précédente (voir notre compte rendu dans Epistolaire, n°33, p. 310-311), se consacre cette année au thème spatial (« Les lieux d’Isabelle de Charrière : places et topoï »). [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Cahiers Isabelle de Charrière/Belle de Zuylen Papers, Genootschap Belle van Zuylen, Universiteit Utrecht, n°2, 2007, 120 p.</h2>
<p style="text-align: justify;">La seconde livraison de ce nouveau périodique bilingue, d’aussi belle qualité que la précédente (voir notre compte rendu dans <i>Epistolaire</i>, n°33, p. 310-311), se consacre cette année au thème spatial (« Les lieux d’Isabelle de Charrière : places et topoï »). Jouant sur le double sens du <i>topos</i> grec, les six principaux articles du volume naviguent subtilement entre art des jardins et parties de campagne (Kees Bloemendaal, Suzan van Dijk et Madeleine van Strien-Chardonneau ; Nettie Stoppelenburg), analyse du déplacement des personnages et fines études narratologiques (Guillemette Samson, Isabelle Brouard-Arends, Zeina Hakim). Le long article de Valérie Cossy, qui clôt la série, souligne spécialement la thématique, en évoquant le projet littéraire d’Isabelle de Charrière amorcé dans les <i>Lettres neuchâteloises</i> et les <i>Lettres écrites de Lausanne</i>. Ces œuvres, inspirées mais démarquées de Rousseau, notamment de <i>La Nouvelle Héloïse</i>, auraient entrepris d’imposer une vision neuve et authentique de la Suisse du point de vue de l’Européenne qu’était Isabelle de Charrière. Par l’inscription véridique des noms de lieu dans le titre, mais à bien d’autres égards également, elles tournent résolument le dos au discours helvétique de type patriarcal et utopique en vogue jusqu’alors. Novatrice tant sur le plan de l’inspiration littéraire que de la vérité politique, Isabelle de Charrière s’y montrerait ainsi deux fois « antitopique ». </p>
<p style="text-align: justify;">Saluons enfin, particulièrement bienvenue dans ce numéro, une abondante iconographie (vues, jardins, plan de ville…), et toujours d’utiles informations (recensions, bibliographie, vie de l’association). Thématiques à retenir pour les deux prochains numéros : 2008 : les hommes et la masculinité ;  2009 : faits et fiction.</p>
<p lang="fr-FR" align="RIGHT"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><b>O. R.-P.</b></span></p>
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		<title>Odette David, L’Autobiographie de convenance de Mme d’Épinay, Écrivain-philosophe des Lumières – Subversion idéologique et formelle de l’écriture de soi, Paris, L’Harmattan, 2007, 392 p.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Oct 2013 13:29:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[marianne]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[comptes rendus ouvrage]]></category>

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		<description><![CDATA[Odette David, L’Autobiographie de convenance de Mme d’Épinay, Écrivain-philosophe des Lumières – Subversion idéologique et formelle de l’écriture de soi, Paris, L’Harmattan, 2007, 392 p. C’est un livre très attendu que celui d’Odette David, fruit de la publication de sa thèse de doctorat soutenue sous la direction de Jacques Domenech (Nice, 2006). On lisait en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Odette David, L’Autobiographie de convenance de Mme d’Épinay, Écrivain-philosophe des Lumières – Subversion idéologique et formelle de l’écriture de soi, Paris, L’Harmattan, 2007, 392 p.</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est un livre très attendu que celui d’Odette David, fruit de la publication de sa thèse de doctorat soutenue sous la direction de Jacques Domenech (Nice, 2006). On lisait en effet jusqu’ici – ou bien on lisait peu, par fragments – mais toujours avec une pointe de soupçon, l’<i>Histoire de Mme de Montbrillant</i>, ce roman d’une vie qui fut la grande affaire de Mme d’Épinay, en dehors de sa collaboration très soutenue à la <i>Correspondance Littéraire </i>de Grimm, et de ses écrits sur l’éducation. Soupçon où nous avait laissés l’édition de Georges Roth (1951) d’un ouvrage seulement partiellement authentique, remanié par Diderot et Grimm à des fins apologétiques, pour défendre une réputation mise à mal par l’affaire Rousseau ; soupçon où nous laissa également l’édition, un brin partisane, d’Elisabeth Badinter (1989), qui soutenait la thèse inverse (mais avec de accents trop puissamment féministes). On en était donc réduit aux conjectures. Cette étude franche et honnête de l’état du manuscrit, opérée par une chercheuse d’abord archiviste et documentaliste, dûment formée aux méthodes scientifiques de déchiffrement et de classement d’un texte d’époque, permet d’établir ce dernier de manière indiscutable. </p>
<p style="text-align: justify;">Confié à Grimm &#8211; qui dut fuir la Révolution &#8211; puis dispersé à cette époque en trois lieux différents (Archives Nationales, Bibliothèque de l’Arsenal, Bibliothèque Historique de la Ville de Paris), le manuscrit offre à l’examen moins de modifications et de réécritures que voulut bien le faire croire la légende (orchestrée d’abord par une fervente rousseauiste du début du XXe siècle, Frédérica Macdonald), et probablement infiniment moins que n’en avait l’habitude ce véritable atelier d’écriture que forma l’équipe Grimm-d’Épinay-Diderot autour de la <i>Correspondance Littéraire</i>. Le roman est restitué à sa vocation intimiste, soigneusement décrit dans ses alternances de <i>lettres</i> (c’est avant tout un roman épistolaire), de fragments de <i>journal</i>, qui viennent authentifier, compléter ou démarquer les lettres, enfin de <i>narrés</i>, textes censément ajoutés par le destinataire du journal et éditeur des lettres (en réalité le tuteur de l’héroïne, Emilie, elle-même masque transparent de Louise d’Épinay), afin de recoudre ensemble les fragments et éclairer des zones d’ombre.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois l’auteur de cette étude minutieuse, probablement par modestie, ne tire pas tout le parti utile de cette découverte décisive, notamment en matière de commentaire littéraire. Certes cette « autobiographie de convenance », volontairement publiée de façon posthume, et rédigée à l’aide de noms d’emprunt (une liste de concordance des pseudonymes a été retrouvée), est placée depuis l’origine sous la signe de la discrétion éditoriale et de la modestie féminine. Mais c’est surtout un fabuleux réservoir d’invention littéraire, proposant une forme de narration révolutionnaire bien dans la lignée des expérimentations diderotiennnes (<i>La Religieuse</i>), exploitant la forme du  désormais classique roman épistolaire dans toutes les directions possibles, tout en revendiquant d’une voix  élégante mais ferme le droit des femmes à penser, à décider et à disposer d’elles-mêmes. </p>
<p style="text-align: justify;">Odette David, de loin en loin, nous promet la divulgation d’« indices de vérité » et de « secrets de fabrication ». S’attachant surtout à l’examen des noms de personnes et de lieux, axant trop souvent sa réflexion sur le thème du « roman d’éducation » et de la « réalisation de soi », elle décrit avant tout une destinée dans la tradition féministe d’E. Badinter.  En ce sens, elle ne fait  qu’effleurer (mais peut-être la tâche d’une seule personne n’y suffisait pas), les moyens extrêmement subtils par lesquels cette machine de guerre, loin de s’en prendre essentiellement à Rousseau (à peine un cinquième du roman se consacre aux brèves années de cohabitation à l’Ermitage), et stimulée au contraire par l’exemple de <i>La Nouvelle Héloïse</i>, vise surtout la création littéraire du temps et son déficit d’inventivité en matière de narration, proposant des solutions plus réalistes, à la fois pittoresques, satiriques et sentimentales, et préfigurant les grandes fresques balzaciennes.</p>
<p lang="fr-FR" align="RIGHT"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><b>O. R.-P.</b></span></p>
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		<title>Dernières Lettres, Textes réunis et présentés par Sylvie Crinquand</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Oct 2013 13:27:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[marianne]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dernières Lettres, Textes réunis et présentés par Sylvie Crinquand, Dijon, Éditions Universitaires de Dijon, coll. « Kaléidoscopes », 2008, 249 p. C’est l’une de nos membres les plus actives dans la dimension de l’interdisciplinarité, l’angliciste Sylvie Crinquand, qui propose ce volume rassemblant les actes du colloque « Dernières lettres » organisé par ses soins au printemps 2005 [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Dernières Lettres, Textes réunis et présentés par Sylvie Crinquand, Dijon, Éditions Universitaires de Dijon, coll. « Kaléidoscopes », 2008, 249 p.</h2>
<p style="text-align: justify;">C’est l’une de nos membres les plus actives dans la dimension de l’interdisciplinarité, l’angliciste Sylvie Crinquand, qui propose ce volume rassemblant les actes du colloque « Dernières lettres » organisé par ses soins au printemps 2005 à l’Université de Dijon. Beau sujet, et particulièrement propice à mêler en effet les disciplines, à travers l’évocation de la lettre ultime, fictive et non-fictive, née, au sein des grandes cultures européennes, latine, française, anglaise, allemande, ou hispanique, sous la plume d’épistoliers savants ou ordinaires, tous paradigmes susceptibles de susciter poétiquement l’écriture de ce morceau de bravoure ou d’émotion, à la fin d’un recueil, d’un corpus, d’un échange, d’une vie. On navigue subtilement d’une problématique à l’autre avec d’autant plus de plaisir qu’à chaque fois, il est question de réexaminer des rhétoriques peu ou mal connues. <br />Le recueil a souhaité s’articuler autour du grand clivage de la fiction/non fiction, à l’intérieur duquel il laisse suffisamment de liberté aux uns, pour présenter les jeux subtils de l’écriture ovidienne, ménageant dans la dernière lettre d’un recueil les effets à la fois pathétiques et politiques du vers antique (Sylvie Laigneau, Elisabeth Gavoille, Déborah Roussel). Et aux autres, pour dévoiler les savants effets architecturaux de romans contemporains (semi) épistolaires, au sein desquels la dernière lettre peut jouer un rôle testimonial ou policier, entre folie et tragédie (Claude Imberty, Bénédicte Abraham, Odile Richard-Pauchet, Laurence Garino-Abel, Dorita Nouhaud, Emilie Walesak).<br />La non-fiction constitue peut-être un réservoir encore plus riche, capable à la fois d’évoquer les grandes mises en scène de rupture et d’adieu, de Rodin à Rilke, de Keats à Virginia Woolf, selon que l’on touche à la fin d’une amitié pesante, d’une liaison impossible, ou d’une vie insoutenable (Isabelle Mons, Jean-Luc Gerrer, Marie-Claire Mery, Oriane Monthéard, Bruno Curatolo). La dimension théâtrale de la lettre est alors peut-être à son comble, celle-ci transgressant un rôle immémorial, puisqu’elle ne vient pas « combler l’absence, mais l’instituer » (Sylvie Crinquand, Préface). Ce phénomène se montre curieusement sensible dans toutes les cultures, la dimension multi-linguistique étant richement représentée par le colloque (Sylvie Marchenoir, Serge Rolet, Nicolas Bonnet, Floriane Reviron), bien que les analyses purement poétiques ou stylistiques de la lettre y restent, en ce domaine, encore trop timides.<br />Plus impressionnantes encore, les « dernières lettres », non pas d’écrivains, mais d’épistoliers ordinaires, apportent leur touche « sacrée » à cet écrit ultime qu’on hésite presque à transgresser par la lecture et l’analyse : lettres des soldats de l’an II (Geneviève Haroche-Bouzinac), lettres de fusillés (Guy Krivopissko), ces corpus sont d’autant plus émouvants, dans l’incertitude ou la certitude de la mort, qu’ils ne prennent sens que du savoir historique de leurs découvreurs.</p>
<p lang="fr-FR" align="RIGHT"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><b>O. R.-P.</b></span></p>
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